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Symphony of the Goddesses !

En collaboration avec Nintendo of Canada, nous sommes très fiers de pouvoir vous présenter notre concours qui vous fera peut-être gagner des billets pour Symphony of the Goddesses dans la belle ville de Québec...

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Analyse de la vidéo de BOTW !

Nous avons analysé au grand complet la vidéo mise en ligne par Nintendo pour Breath of the Wild ! Prenez le temps d'aller la lire et de voir toutes les images grand format que nous avons soigneusement tiré de ce trailer :D !

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Tout sur Breath of the Wild

Voyez tout ce que nous savons ainsi qu'une tonne d'images et des vidéos/démos dans nos dernières nouvelles sur le site ! Pleins de nouveautés et d'heureuses surprises pour ce tout nouveau Zelda au monde ouvert grandiose et rempli de mystères... :D

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Critique : Hyrule Warriors 3DS

Vous avez adoré la version Wii U du populaire jeu Hyrule Warriors dans lequel vous pouvez incarner de nombreux personnages de la série Zelda ? Vous allez craquer pour ce port sur 3DS !

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Test

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Plus de quatre années séparent la sortie de Wind Waker sur Game Cube et de Phantom Hourglass sur DS. Quatre années ou le débat sur le style graphique en cell-shading du petit héros n'a cessé d'alimenter les discussions sur les forums. Visiblement pas inquiet de ces gentils échauffements entre fanboys (qui n'ont, disons le une bonne fois pour toute, absolument pas lieu d'être), Nintendo rempile pour un épisode portable adoptant la même approche stylistique. Peut-être un peu par flemme, peut-être aussi pour mieux coller avec le cœur de cible assez jeune de la portable aux deux écrans ? Qu'importe, l'épisode est bon et c'est finalement tout ce qui importe.

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Prenant place immédiatement après les événements ayant eu lieu dans Wind Waker (l'un des meilleurs épisode de la saga si j'ose dire... ha bah oui tiens j'ose le dire ! ), c'est donc en direct du bateau pirate de Tetra que nous débutons ce nouvel épisode. Et comme tous bons pirates qui se respectent, l'équipage du fier galion possède cette soif d'aventure incitant à la découverte de nouveaux territoires. Ça tombe bien, la Team Tetra vient d'apprendre l'existence d'un merveilleux trésor reposant dans des eaux encore non répertoriées sur les cartes et apparemment gardé par un sombre navire fantôme. « Chouette alors ! » (se disent probablement la joyeuse bande de curieux inconscients navigateurs). Oui mais voilà, avec cette histoire fleurant bon le danger à des kilomètres, personne ne sera surpris de voir la petite Tetra emporter dans le sillage du méchant bateau fantôme. C'est donc avec ce pitch de départ d'une originalité débordante que Link, notre héros, devra partir à la rescousse de la belle en détresse (si si un jour ce sera l'inverse.... promis).

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Trêve de cynisme, tout cela n'est bien sur prétexte que pour partir à l'aventure, et c'est sur l'île de Melka ou Link échoue après avoir tenté de sauver la capitaine pirate que celle-ci débutera. Une rencontre avec Ciela (l'acolyte-fée de l'épisode) et une autre avec Linebeck plus tard (le marin excentrique qui nous servira de guide et nous prêtera son bateau tout au long de l'aventure), il est temps de partir écumer les mers à travers un océan forcément beaucoup moins vaste que dans Wind Waker mais loin d'être dénué de secrets à dénicher pour autant.

Empruntant donc l'aspect graphique de l'opus Game Cube, nous aurions pu craindre une réalisation beaucoup moins « tape-à-l'oeil » sur cette version forcément moins rutilante du fait de son support. Bien sur, ce serait mentir de dire que le jeu est aussi beau que sur la console de salon cubique, pour autant force est de constater que le charme opère bel et bien et que la DS propose ici peut-être son plus beau jeu avec une mention spéciale pour les animations des personnages. Un très bon point c'est évident !

C'est bien joli tout ça mais qu'en est-il pad en main ? Ou plutôt stylet devrais-je dire. En effet, c'était d'ailleurs la grande inquiétude des fans lors de l'annonce de Phantom Hourglass : sa jouabilité exclusivement tactile. Tapoter l'écran avec le stylet pour venir à bout des ennemies ou maintenir ce dernier pour diriger le personnage, tel est la formule adoptée ici. Légèrement déstabilisant au début, le gameplay finira pourtant par se révéler non seulement agréable et ergonomique (malgré quelques légères imprécisions) mais également source d'une multitude de petites trouvailles sympathiques, à commencer par le fait de pouvoir poser des annotations sur la carte, façon mémo. Simple mais particulièrement pratique, la fonctionnalité en devient presque indispensable au fil du jeu.

De même, dessiner la trajectoire du boomerang est désormais possible. Par ailleurs, les trajets en bateau se feront dorénavant via un simple tracé sur la carte pour une navigation finalement automatique. Plus rapides et certainement moins contraignants, ces trajets perdent finalement une bonne part de magie, celle là même qui faisait passer le monde de Wind Waker pour un univers vaste ou les étendues marines laissaient place à la contemplation, même si, il faut l'avouer, on ne crache pas sur la suppression du système d'orientation du vent. Dommage, mais le support portable se prêtant plus à de courtes sessions de jeu, le choix s'avère peut-être ici justifié. Peu importe, les atouts de Phantom Hourglass sont ailleurs et ils sont nombreux.

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Réalisation enchanteresse, univers malgré tout toujours propice à l'exploration et personnages secondaires aussi drôles que forts en gueule, autant d'atouts empruntés à l'épisode console de salon qui s'ajoutent aux quelques innovations bien senties de cette mouture portable. Si j'ai déjà évoqué la jouabilité tout en tactile, ce n'est pas la seule spécificité de la DS a avoir été mis à profit. Aussi, le double écran trouve ici un intérêt tout particulier lors des combats de boss (plus que jamais inventifs) s'imposant sur toute la surface des deux écrans pour un résultat forcément spectaculaire (oui enfin pour une DS entendons nous bien hein) . Souffler dans un micro pour éteindre des flammes, refermer sa console pour voir apparaître un chemin... autant de petites particularités anecdotiques mais toujours amusantes également de la partie.

Autre caractéristique notable de l'épisode : le palais de l'océan. A première vue, rien ne distinguerait ce « donjon » d'un autre, seulement voilà, ici l'exploration ne se fera pas en une fois mais à maintes reprises tout au long de l'aventure. C'est d'ailleurs ici qu'intervient le concept du sablier-fantôme. Concrètement, il s'agira ici de ne pas s'éloigner trop longtemps des zones protégées afin de ne pas voir les secondes du sablier s'égrener inlassablement, suite à quoi, c'est la vie de notre petit héros qui se consumera jusqu'à lui faire subir un destin tragique. Économiser ses mouvements devient donc ici votre priorité. Mais tout cela serait trop simple si il n'y avait pas quelques ennemies à se mettre en travers de notre route. Le rôle est ici tenue par tout un tas de guerriers spectres ayant la fâcheuse tendance à se ruer sur vous dès lors que leurs regards croisent celui de Link, afin de vous asséner un violent coup d'épée faisant perdre quelques secondes précieuses au compteur.

Voilà de quoi apporter un soupçon d'infiltration comme la saga sait si bien les amener par petites touches dans ses épisodes. Mais pourquoi parcourir ce donjon me direz-vous ? Tout simplement pour trouver les cartes dévoilant de nouvelles contrées à parcourir sur lesquelles un donjon, et de fait, un nouvel objet sera à acquérir. Ce même objet servant inéluctablement à glaner quelques secondes lors de votre prochain passage dans le donjon de l'océan afin de vous faire aller toujours un peu plus haut. Exemple simple : je trouve des bombes dans un donjon, je retourne au palais de l'océan et j'explose un mur pour ne pas avoir à parcourir l'étage en long et en large. Intelligent, voici là une excellente trouvaille de Phantom Hourglass.

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Inventif, joli et agréable à jouer, Phantom Hourglass n'est pourtant pas dénué de quelques défauts qu'il convient d'évoquer, à commencer par sa très (trop) grande facilité. La encore, le support DS, largement répandu dans les cours de récré, a clairement dû influencer Big N que l'on ne peut finalement pas franchement blâmer pour ce parti pris. On sera en revanche plus sévère sur la faible durée de vie du titre et sur ses quêtes annexes, loin d'être inoubliables malgré la sympathique recherche des pièces de bateau (pour la customisation). Et puis franchement, un Zelda sans quête des quarts de cœurs ? Vraiment ???

Pas franchement de quoi bouder notre plaisir toutefois tant le périple se révèle inventif et jamais lassant. Et puis, n'oublions pas la jolie cerise sur la gâteau qu'est le nouveau mode multijoueur (local et online s'il vous plait) ou deux joueurs s'affrontent dans une sorte de grand cache-cache. L'un dirige Link à travers un labyrinthe dans lequel sont disséminés différents fragments de triforce attendant patiemment d'être ramené à leur base, l'autre prenant les traits d'un spectre bien décidé à empêcher le petit hylien d'accomplir sa tache. Sympa !

Sans être un épisode aussi marquant que l'a été The Minish Cap sur GBA, Phantom Hourglass n'en reste pas moins un excellent titre pour la portable au stylet de Nintendo. Séduisant sur presque tous les plans, la suite du génial Wind Waker n'a pas à rougir de la comparaison et rien que ça, c'est déjà un exploit en soit.

Points forts :

- Une réalisation exemplaire

- Une excellente utilisation des spécificités de la DS

- Des idées, des idées et encore des idées

- Les Boss

Points faibles :

- Difficulté au rabais

- Sensation d'immensité forcément bridé face à Wind Waker

- Durée de vie

- L'absence de la quête des quarts de cœur

Détails en chiffres

Scénario : 15/20

C'est un Zelda ! C'est simple mais la galerie de personnages est tel que l'on suit l'histoire sans jamais s'en désintéresser.

Gameplay/maniabilité : 17/20

Ambitieux et finalement beaucoup plus ergonomique et pratique que ce à quoi on pouvait s'attendre, quelques accrocs subsistent toutefois en matière de précision. Rien de grave.

Graphisme : 18/20

Retrouvez le charme de Wind Waker sur DS n'était probablement pas une mince affaire, mais le pari est réussi haut la main.

Bande son : 17/20

Dans la moyenne de ce qui se fait pour la saga, autrement dit: excellente !

Durée de vie : 15/20

Pas le plus long des Zelda, l'aventure propose malgré tout une vingtaine d'heures (quelques quêtes annexes comprises) à son actif. Un jeu long, un Zelda court en somme.

Note finale : 18/20

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